#2048
sans secret
une phrase se répète
le temps de côté
revenant à la ligne
le rêve me rejoint
tu es sa neige
duel #48

Il y eut. Un hôtel, une chambre, une porte. Le passé est cerné, à disposition des lents retours. Il a une forme, tu proposes celle d’une carte, à retourner, révélant des symboles mêlés, et béant, le mystère. Or, le jeu est ailleurs, celé hors de la lumière et entre nous. Cette peau en courbes, contemplée. Et l’autre peau pour l’autre regard. Épuisement des combinaisons possibles : toutes les étreintes sur la grande carte du ciel.
Lecture de Cinq lustres de Tibre Par Delphine Arras
Lecture de Delphine Arras (@delphinearras – Site)
Photographie de Linda Sorrenti (@lapidalagallina_0.2 – Site)
Texte de Tristan Mat publié sur Villes en Voix
Manifeste #2
Aux grands mots, préférer les nuages. Au lieu de parler, regarder les plis, les motifs. Mastiquer une phrase happée dans l’air ou dans une chanson, aimer les femmes que l’on n’aimera pas. Être une proie facile pour l’égarement immobile offert par la fatigue, la menace ou la promesse de la folie, l’ennui. Accueillir ce réveil porté par un regard net et lavé sur les choses inchangées : présence de l’univers en bloc. Éviter les récits édifiants : chutes de cheval, pleurs de joie de dix heures à minuit, vide sous le figuier, incendies sans retour. Vivre le sel du temps, seul encore dans les mots, comme est seul qui lit. Seul, seul presque.
#2402
Tu m’as donné un mot puis une image, dans la nuit. Laissé en nous quittant la meute : que quelque chose règne ou se lasse. Nous nous approchons, l’aporie aux lèvres. Toujours plus nus et le secret inaltérable, tranquille. L’obscur oui, mais le Cœur.